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Poteline Décrire mon balcon
  • calendrier
  • Par Jimenez Julien
  • Publié le
  • Mis à jour le
  • 10 minutes de lecture

Quels gestes de balcon faut-il prévoir mois par mois du semis au voile d’hivernage ?

Un balcon ne se joue pas au printemps, il se joue toute l’année: le relevé de mars, la plantation après les gelées tardives, le pincement de juin, l’absence d’août, les bulbes d’octobre et le voile d’hivernage de novembre. Voici le calendrier complet, mois par mois, avec ce qu’il faut préparer en amont de chaque rendez vous plutôt que de courir en jardinerie.

Femme d’une cinquantaine d’années plantant des bulbes au plantoir dans une jardinière de balcon, un matin clair d’automne

La réponse tient en six rendez vous fixes, et un seul d’entre eux se passe en jardinerie. Vous nettoyez et vous relevez en février et mars, vous plantez en deux fois, en avril puis après la mi mai, vous pincez et vous paillez en juin, vous préparez l’absence en août, vous rempotez et vous plantez les bulbes en octobre, vous posez le voile d’hivernage en novembre.

Entre ces six rendez vous, il ne reste que l’arrosage et quelques minutes de nettoyage des fleurs fanées. Le tableau ci dessous les replace dans l’année, avec ce qu’il faut préparer en amont plutôt que devant un rayon un samedi matin.

PériodeGeste principalÀ préparer en amont
Janvier et févrierVidage, brossage, contrôle des fixationsListe des pots fissurés et des plants à remplacer
MarsRelevé d’exposition, de vent et d’accès à l’eauCarnet, rubans de couleur, arrosoir gradué
AvrilPlantation des vivaces et des rustiquesTerreau de rempotage, contenants lavés, drainage
Après la mi maiPlantation des annuelles frileusesListe d’achat calée sur l’exposition relevée
JuinPincement, paillage, premier apportPaillis, engrais liquide, sécateur propre
Juillet et aoûtArrosage aux heures fraîches, mode absenceConsignes écrites, ombrage, regroupement des bacs
Septembre et octobreBascule d’automne, bulbes, bisannuellesTerreau de remplacement, bulbes achetés en septembre
Novembre et décembreVoile d’hivernage, cales, sécurité des fixationsVoile, cales, rangement des soucoupes

Janvier à mars: bilan, nettoyage et relevé d’exposition

Rien de spectaculaire ne se passe sur un balcon en février, et c’est exactement pour cela que la saison s’y décide.

Vider, brosser et vérifier les fixations après les tempêtes d’hiver

Videz les contenants dont la plante n’a pas passé l’hiver, brossez l’intérieur à sec, dégagez les trous de drainage bouchés par les racines mortes. Un bac propre reçoit un terreau neuf sans lui transmettre les maladies de l’an dernier.

Reprenez ensuite chaque point d’accroche: crochet de garde-corps, collier de serrage, cale sous la jardinière. Un bac en façade se contrôle avant d’être rechargé en terre humide, jamais après. Ce que votre immeuble autorise sur ces fixations est détaillé dans notre point sur ce que la copropriété peut exiger pour les jardinières en façade.

Relever le soleil et le vent avant tout achat

Mars est le mois du relevé, avant le premier passage en jardinerie. Divisez le balcon en trois zones, comptez sur sept jours les heures de soleil direct de chacune, et notez la force du vent aux heures où vous êtes chez vous.

Ajoutez la distance entre votre bac le plus éloigné et le point d’eau, et les minutes que vous accepterez d’y consacrer un soir de semaine. Mars est aussi le mois des semis d’intérieur, capucines ou cosmos, si vous disposez d’un rebord très lumineux.

Avril et mai: plantation, gelées tardives et premier pincement

Le printemps se joue en deux temps, et confondre les deux coûte une série de plants entière.

Ce qui se plante dès avril, ce qui attend la mi mai

Dès avril, installez les vivaces rustiques, les graminées basses, les aromatiques ligneuses comme le thym ou le romarin, et les bisannuelles déjà en place. Une nuit à quelques degrés au dessus de zéro ne les gêne pas.

Les annuelles frileuses attendent: géraniums, pétunias, bidens, sauges annuelles, basilic. Un plant acheté fleuri début avril vous condamne à le rentrer chaque soir pendant six semaines, ou à le perdre à la première nuit froide.

  1. trempez la motte dans un seau d’eau jusqu’à ce que les bulles cessent;
  2. démêlez à la main les racines qui tournent en spirale sur le pourtour;
  3. remplissez le bac de terreau de rempotage jusqu’à trois centimètres sous le bord;
  4. plantez au niveau du collet, sans enterrer la base des tiges;
  5. arrosez copieusement jusqu’à ce que l’eau ressorte par le drainage;
  6. attendez deux à trois semaines de reprise avant de pincer.

Le repère traditionnel des 11, 12 et 13 mai

Les 11, 12 et 13 mai, connus comme les saints de glace, servent encore de repère dans une grande partie de la France pour sortir définitivement les frileuses. Ce n’est pas une garantie météorologique, c’est une prudence héritée de l’observation des gelées tardives.

En altitude et dans le quart nord est, décalez d’une semaine. Sur le littoral doux, vous pouvez souvent avancer. Le pincement vient ensuite: cassez l’extrémité de chaque tige au dessus d’une paire de feuilles, la plante perd deux centimètres et gagne deux ramifications.

Juin et juillet: floraison, taille légère et gestion de la chaleur

Juin est le mois où l’on peut encore corriger, juillet celui où l’on ne fait plus qu’entretenir.

Supprimer les fleurs fanées, nourrir sans excès

Retirez les fleurs fanées deux fois par semaine, en coupant la tige florale à sa base et non la seule corolle. Une plante qui monte en graines arrête de fleurir: c’est le geste qui rapporte le plus par minute passée.

Les apports d’engrais suivent la vigueur, pas le calendrier: un feuillage vert soutenu ne demande rien, un feuillage pâle avec peu de boutons demande un apport liquide espacé. Un excès d’azote donne de belles feuilles et très peu de fleurs.

Adapter l’heure d’arrosage dès la première vague de chaleur

Dès les premières journées de forte chaleur, basculez l’arrosage vers le petit matin ou la fin de soirée. Arroser en plein soleil gaspille une part importante du volume en évaporation et brûle les feuilles mouillées.

Arrosez en deux passages espacés de quelques minutes, pour que le terreau se réhumidifie au lieu de laisser l’eau filer le long des parois. Complétez le paillage avant juillet, sur trois à quatre centimètres, collet dégagé. Une saison entière conduite ainsi figure dans notre suivi d’une saison complète sur un balcon plein ouest au cinquième étage.

Août: absences, restrictions d’eau et survie des bacs

Août défait le travail des cinq mois précédents. Il se prépare, il ne s’improvise pas la veille du départ.

Préparer le départ dix jours avant

Une consigne orale se transforme en oubli. Une feuille posée près de l’arrosoir, avec le nombre de litres par bac et les jours de passage, se suit sans hésitation, même par quelqu’un qui ne connaît rien aux plantes.

Ce que change un arrêté de restriction en cours de mois

Un arrêté préfectoral peut restreindre l’arrosage des plantations d’agrément en pleine saison, y compris pendant votre absence. Un programmateur ne vous dispense donc pas de vérifier la situation de votre commune avant de partir.

Le portail officiel Service-Public.fr et ses fiches sur les restrictions d’eau rappelle le fonctionnement de ces mesures. Les gestes de repli restent les mêmes: regrouper, ombrer, pailler, réduire le nombre de contenants. Le détail des niveaux figure dans notre analyse des restrictions d’eau et des plantes de balcon économes.

Septembre et octobre: bisannuelles, bulbes et bascule d’automne

La bascule d’automne décide si vos bacs seront vides ou fleuris en mars prochain.

Nettoyer les bacs et remplacer une partie du terreau

Retirez les annuelles épuisées avec leur motte, secouez la terre encore saine et compostez le reste. Gardez ce qui peut être reconduit: vivaces, graminées, aromatiques, et quelques boutures prélevées en septembre sur les tiges non fleuries.

Ne jetez pas la totalité du terreau: un remplacement partiel suffit et se fait en une heure, bac par bac, juste avant la plantation des bisannuelles.

Planter les bulbes de printemps et les floraisons d’automne

Octobre est le mois des bulbes de printemps: tulipes, narcisses, muscaris, crocus. La règle de profondeur se retient une fois pour toutes, enterrez chaque bulbe sous une épaisseur de terre égale à deux ou trois fois sa hauteur, pointe vers le haut.

Plantez serré dans un bac profond, en deux étages si le contenant le permet, et couvrez le dessus de bisannuelles: pensées, myosotis, giroflées. Vous obtenez une floraison continue de l’automne au printemps, sans un seul bac nu pendant l’hiver.

Novembre et décembre: hivernage, gel et sécurité des fixations

Deux ennemis en fin d’année: l’eau qui stagne et gèle, le vent qui décroche. Les deux se traitent en une matinée.

Voile d’hivernage, cales et soucoupes retirées

Posez le voile d’hivernage sur les frileuses conservées, sans serrer, en laissant l’air circuler par le bas. Enveloppez aussi les parois des bacs les plus exposés: en pot, ce sont les racines qui gèlent en premier, pas le feuillage.

Surélevez chaque contenant sur des cales et retirez les soucoupes. Une terre gorgée d’eau qui gèle se dilate et fait éclater la terre cuite. Videz également les réserves d’eau des bacs qui en sont équipés.

Vérifier crochets et bacs avant les vents d’hiver

Reprenez chaque fixation en façade: serrage des colliers, état des crochets, absence de jeu. Descendez au sol les bacs légers et les pots hauts, qui basculent au premier coup de vent.

Profitez de ce passage pour noter, plante par plante, ce qui a tenu et à quel emplacement. Ce relevé de fin d’année vaut tous les conseils généraux: il est écrit pour votre balcon, à votre étage.

Les trois rendez vous à noter dès le mois de janvier

Sur les huit périodes du tableau, trois décident du résultat.

Le relevé de mars, la plantation de mai, la préparation d’août

Le relevé de mars conditionne tous les achats de la saison. La plantation d’après la mi mai évite le rachat d’une série entière de frileuses. La préparation d’absence, lancée dix jours avant le départ, sauve un balcon qui aurait été perdu en trois semaines.

Inscrivez ces trois dates dans votre agenda dès janvier, avec un rappel une semaine avant chacune. Tout le reste, arrosage, fleurs fanées, apports, se range autour de ces points fixes.

Un calendrier générique reste pourtant approximatif: vos dates dépendent de votre région, de votre étage et de vos absences réelles. C’est ce que le calendrier de balcon personnalisé de Poteline calcule à partir de votre exposition, de votre vent d’étage et de vos dates de vacances, avec les alertes de chaleur, de gel et de restriction d’eau de votre département. Décrivez votre balcon en quelques lignes et demandez une démonstration de Poteline: vous recevrez votre première année, mois par mois, avant le prochain printemps.

Du carnet au balcon

Poteline reprend votre exposition, votre étage, votre vent et vos semaines d’absence, puis en tire une palette végétale limitée, un plan de bacs avec les volumes de terreau et un calendrier d’arrosage tenable. Décrivez votre balcon en quelques lignes, vous recevez une première lecture de votre situation et une démonstration du plan de saison.

Décrire mon balcon
Portrait de Jimenez Julien, éditeur de Poteline

Jimenez Julien

Éditeur de Poteline, il travaille avec des femmes qui fleurissent un balcon, un rebord de fenêtre ou une petite terrasse en ville, et qui ont perdu assez de plants pour vouloir des relevés plutôt que des conseils de jardin. Il documente ici les mesures d’exposition, les volumes de terreau, les règles de copropriété et les calendriers d’arrosage applicables en France.

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